Saint-Avit-les-Guespières

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Saint-Avit-les-Guespières
Saint-Avit-les-Guespières
Dolmen de Quincampoix côté nord, par Mieusement, avant 1893
Logo monument historique Classé MH (1889)[1].
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Intercommunalité Communauté de communes Entre Beauce et Perche
Maire
Mandat
François Goblet
2020-2026
Code postal 28120
Code commune 28326
Démographie
Population
municipale
353 hab. (2021 en diminution de 6,61 % par rapport à 2015)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 17″ nord, 1° 16′ 19″ est
Altitude 154 m
Min. 137 m
Max. 167 m
Superficie 12,64 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Chartres
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Illiers-Combray
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Saint-Avit-les-Guespières est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Avit-les-Guespières
Illiers-Combray Blandainville
Vieuvicq Saint-Avit-les-Guespières Charonville
Mézières-au-Perche

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Sud-ouest du bassin Parisien » et « Moyenne vallée de la Loire »[5].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 639 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Blandainville à 5 km à vol d'oiseau[6], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 626,2 mm[7],[8]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Avit-les-Guespières est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[10],[11],[12].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 117 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (75,4 %), prairies (13,7 %), forêts (10,8 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Saint-Avit-les-Guespières est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondationset séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Foussarde et le Loir. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1995 et 1999[18],[16].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Avit-les-Guespières.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 92,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 201 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 185 sont en aléa moyen ou fort, soit 92 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[19],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[16].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Avitus Guesperiae vers 1250 ; Sanctus Avitus juxta Guesperiam en 1359[21] ; Saint Avy la Guespière en 1485[22] ; Sanctus Avitus prope Illerium en 1541[23].

Saint-Avit est un hagiotoponyme qui fait référence à Avit de Rouen († 325), évêque de Rouen.

N'est-il pas permis de supposer que ce hameau tire son nom du gué du chemin pierré, qui par abréviation, se sera appelé le « gué pierré ». On disait autrefois une guaise pour un gué et l'on dit vulgairement la guaise d'un moulin ; d'où la guaise pierre, puis le guespière[24].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Vers 1094, Saint-Avit est une possession du chevalier Gautier II d'Aunay (Gualterius, Gaulterius ou Gauterius dit de Alneto ou de Alneio), qui y réside avec son épouse Milsent Chef-de-Fer (Milesindis ou Milesendis). Leur régisseur ("maire") s'appelle Robert (Rotbertus maior suus de Sancto Avito). Le hameau voisin de Crémisay (Cramisiacum), aujourd'hui disparu, est alors tenu par le chevalier Thion (Theudo miles de Cramisiaco)[25].
  • Vers 1110, Saint-Avit est tenu par Gounier I d'Aunay, dès lors appelé Gounier de Saint-Avit (Gunherius de sancto Avito), frère aîné de Gautier II mort sans descendance[26].
  • Vers 1190, la possession de l’église de Saint-Avit (ecclesiam Sancti Aviti) est confirmée aux moines de Marmoutier par l’évêque de Chartres Renaud de Bar[27].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Mars 2014 Juillet 2020 Éric Deschamps SE retraité
Juillet 2020 En cours François Goblet    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29].

En 2021, la commune comptait 353 habitants[Note 3], en diminution de 6,61 % par rapport à 2015 (Eure-et-Loir : −0,64 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600512596515566614612591547
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
567560527529480483469494490
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
489454462406415390360365362
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
314275235276304307316317369
2017 2021 - - - - - - -
362353-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dolmen de Quincampoix[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1889)[1].

Église Saint-Avit[modifier | modifier le code]

Château de Rabestan[modifier | modifier le code]

Château de Rabestan, pigeonnier et vestiges du château, Logo monument historique Inscrit MH (1987)[34].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gautier II d'Aunay, vers 1094[35] ;
  • Milsent Chef-de-Fer, sa femme, qui donna le village de Vierville aux moines de Marmoutier lors d'une cérémonie qui eut lieu chez elle à Saint-Avit[25] ;
  • Gounier I d'Aunay, dit aussi de Saint-Avit, gouverneur militaire de Bayeux en 1105[36] ;
  • Sami Frey, acteur, pendant la guerre, il vit à Saint-Avit.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Dolmen de Quincampoix », notice no PA00097192, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture;
  2. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - Le Loir à Saint-Avit-les-Guespières (M1011610) » (consulté le ).
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Foussarde (M1015000) » (consulté le ).
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  6. « Orthodromie entre Saint-Avit-les-Guespières et Blandainville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  7. « Station Météo-France « Blandainville », sur la commune de Blandainville - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Station Météo-France « Blandainville », sur la commune de Blandainville - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  10. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  12. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  16. a b et c « Les risques près de chez moi - commune de Saint-Avit-les-Guespières », sur Géorisques (consulté le )
  17. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  18. « Dossier départemental des risques majeurs en Eure-et-Loir », sur www.eure-et-loir.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Risque inondation.
  19. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  20. « Dossier départemental des risques majeurs en Eure-et-Loir », sur www.eure-et-loir.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  21. Dans le registre des contrats du chapitre de Chartres.
  22. Dans une charte du prieuré de Nottonville.
  23. Dans une charte de l’abbaye de Thiron.
  24. Mémoires de la société archéologique d'Eure-et-Loir, Historique de la Chatellenie de Rabestan, t. 1, société archéologique d'Eure-et-Loir, .
  25. a et b Cf. Bernard Gineste (éd.), "Thion Chef-de-Fer: Notices sur Vierville (vers 1094)", in Corpus Étampois, 2008.
  26. Cf. Bernard Gineste (éd.), «Gounier de Saint-Avit donne une terre à Raville près Dreux», in Corpus Étampois, 2008.
  27. Cf. Bernard Gineste (éd.), «Saint-Avit», in Corpus Étampois, 2008.
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  32. « Retable : scènes de la vie du Christ, du maître-autel », notice no PM28000514, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  33. « Tableau : un saint en prière », notice no PM28000515, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  34. « Domaine de Rabestan », notice no PA00097193, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. Cf. Bernard Gineste (éd.), «Gautier II d'Aunay», in Corpus Étampois, 2008.
  36. Cf. Bernard Gineste (éd.), «Gounier d’Aunay gouverneur de Bayeux en 1105», in Corpus Étampois, 2008.